*Lumos

Chala Lala 
Nouvelle façon de dire bonjour le jour du réveillon!


Etant donné que nous sommes le 24 décembre, je vais vous faire un petit cadeau ( je suis vachement sympa, je saaaais) !

Au début du mois, j’ai eu ceci comme livre :


C’est un livre apparu en novembre 2000, et c’est Lindsay Fraser ( directrice du Scottish Book Trust) qui lui pose des questions et JKR lui répond tout simplement. Je ne compte pas vous mettre la soixantaine de pages, mais du moins quelques questions/réponses ; en espérant que cela vous fasse plaisir :)

Aimiez-vous tous vos professeurs ?
Non, pas tous. Il y en avait un que je détestais et qui était un véritable tyran. J’ai rencontré pas mal d’enseignants, quand j’enseignais moi-même et, aujourd’hui encore, lorsque je me rends dans des écoles ; les tyrans sont repérables au premier coup d’oeil. Je peux me mettre à leur place : c’est très facile d’exercer la tyrannie. Mais c’est aussi la chose la plus mesquine qui soit. Ce qui nous ramène au personnage de Severus Rogue.


Quand avec-vous eu pour la première fois l’idée du personnage de Harry Potter ?
Mon petit ami avait déménagé à Manchester et voulait que j’aille le rejoindre. C’est dans le train qui me ramenait à Manchester à Londres, après un weekend-end passé à chercher un appartement, que Harry Potter a fait sa première apparition. Je n’avais jamais ressenti une telle excitation. J’ai su immédiatement que ça allait être un brai plaisir d’écrire cette histoire. Je ne savais pas encore que ce sertait un livre pour la jeunesse – je savais juste qu’il y aurai ce garçon, Harry. Durant ce voyage, j’ai aussi eu l’idée des personnages de Ron, Nick-Quasi-Sans-Tête, Hagrid et Peeves. Mais alors que je venais d’avoir l’idée de ma vie, jen’avais même pas un stylo qui marchait ! Moi qui ne vais jamais nulle part sansun crayon et un carnet. Alors au lieu d’essayer de les transcrire, e devais faire vivre toutes ces idées dans ma tête. Et je crois que ça a été une très bonne chose. J’étais assaillie par une foule de détails, et s’ils n’avaient pas survécu à ce voyage, c’est probablement qu’ils n’en auraient pas valu la peine.
L’école de sorcellerie de Poudlard a été la première chosesur laquelle je me suis concentrée. J’imaginaisun endroit où régnait l’ordre, mais où se cachaient d’immenses dangers, avec dces enfants qui possédaient des aptitudes qui dépassaient celles de leurs professeurs. Logiquement, elle devait se situer dans un endroit isolé et, très rapidement, je l’ai imaginée quelque part en Ecosse. Je crois qu’il s’agissait d’un hommage incinscient au lueu où mes parents se sont marués. Les gens prétendent savoir quel endroit m’a inspiré Poudlard, mais ils se trompent. Je n’ai jamais vu de château, nulle part, ressemblant à l’idée que je me fais de cette école.
Je suis donc rentrée chez moi ce soir-là et j’ai commencé à tout écrire sur un petit carnet. J’ai fais la liste de tous les sujets à aborder – il devait y en avoir sept.
D’abord sont venus les personnages, puis il y a fallu que je trouve des noms qui leur conviendraient parfaitement. Gilderoy Lockhart est un bon exemple. Je voulais que son nom possède une consonance particulière. J’ai cherché dans le Dictionnary of Phrase and Fable – une mine quand on est à la recherche de patronymes – et je suis tombée sur Gilderoy, un élégant bandit de grand chemin écossais. Exactement ce que je voulais. Puis j’ai trouvé Lockhart sur un monument aux morts de la Première Guerre mondiale. Les deux mis ensemble exprimaient parfaitement ce que je recherchais pour ce personnage.
Pouvez-vous nous dire comment vous avez construit l’histoire ?
Toute la question était de découvrir pourquoi Harry était là où il était, et pourquoi ses parents étaient morts. Tout cela était inventé, bien entendu, mais j’avais l’impression de faire une véritable recherche. A la fin de mon voyage en train, je savais que ce serait une série de sept livres. Je reconnais que ça peut sembler terriblement arrogant de la part de quelqu’un qui n’avais jamais publié, mais c’est comme ça que tout est arrivé. Il m’a fallu cinq ans pour tout organiser, pour déterminer le plan de chaque lire. Je sais ce qui se passer et qui va arriver à quel moment, et j’ai chaque fois l’impression d’accueillir de vieux amis. Le professeur Lupin, qui apparaît dans le troisième volume, est un de mes personnages préférés. C’est un homme blessé, littéralement et métaphoriquement. Je crois que c’est important pour les enfants de savoir que les adultes aussi oint leurs problèmes, qu’ils doivent affronter certaines épreuves. Le fait qu’il se transforme en loup-garou est une manière de parler des réactions des gens face à la maladie ou aux handicaps. 
J’ai presque écrit une histoire complète de chacun de mes personnages. Si je mettais tous les détails, chacun de mes livres ferait la taille de l’Encyclopaedia Britannica, mais je dois toujours avoir à l’esprit que les lecteurs n’en savent pas autant que moi. Sirius Black est un bon exemple. J’ai écrit toute l’histoire de son enfance. Les lecteurs n’ont pas besoin de la connaître, mais moi si. Je dois en savoir plus qu’eux, car c’est moi qui fais évoluer les personnages au fil des pages.
J’ai inventé le jeu de Quidditch après une grosse dispute avec mon petit ami à Manchester. Je suis sortie comme une furie de la maison, je suis allée au pub et j’ai inventé le jeu de Quidditch.

EVIDEMMENT QUE OUI JE VEUX CONNAITRE L’HISTOIRE DE SON ENFANCE. JE VEUX TOUT CONNAITRE, DE CHAQUE PERSONNAGE *-*
[…]
Malgré tout, vous avez continué à écrire ?
J’ai décidé de me tourner de nouveau vers l’enseignement, mais il fallait d’abord que j’obtienne un diplôme. Cela me prendrait un an, et je savais que, si je ne faisais pas tout pour finir immédiatement le premier livre, je ne ne le ferais jamais. J’ai fourni un effort énorme, surhumain. Je mettais Jessica dans sa poussette, je l’emmenais au parc et j’essayais de l’épuiser. Quand elle s’endormait, je me précipitais dans un café pour écrire. Tous les cafés dans lesquels j’allais n’appréciaient pas toujours que je m’installe des heures en ne consommant quasiment rien … Mais mon beau-frère venait juste d’ouvrir son propre établissement – le Nicolson’s -, ce qui était vraiment une aubaine. Je faisais attention à ne pas y aller quand il y avait trop de monde, et le personnel se montrait très aimable. J’avais l’habitude de faire des plaisanteries à propos de ce que je ferais pour eux si mon livre était un jour publié et qu’il se vendait bien … j’étais alors loin d’être persuadée de réussir à le publier. C’est ainsi que j’ai achevé le premier volume au Nicolson’s.
J’ai tapé le manuscrit sur une machine à écrire. J’avais lu dans le Writer’s and Artists’Year Book, que la bonne longueur pour un lire pour enfants était de 40 000 mots. Le mien en comptait 90 000 ! Pour essayer de dissimuler la chose, j’ai tapé en interligne simple (avec des lignes plus serrées), mais je n’ai trompé personne. J’ai dû tout retaper en interligne double (avec des lignes plus espacées). Les wekends-ends j’allais discrètement à l’université pour utiliser leurs ordinateurs, où je tapais avec Jessica à mes pieds, engloutie sous ses puzzles. J’étais terrifiée à l’idée que les gens découvrent ce que je faisais au lieu de travailler mes cours.
Le premier agent à qui j’ai envoyé le manuscrit me l’a retourné. Alors je l’ai envoyé de nouveau. Le second agent, Christopher Little, a accepté de s’en occuper. La lettre qu’il m’a envoyée est l’une des plus agréables que j’aie jamais reçues. Il a fallu un an pour trouver un éditeur mais, quand Bloomsburry a accepté de le publié, ce fut sans aucun doute le deuxième meilleur moment de ma vie – après la naissance de Jessica.
Un an après, en juillet 1997, le lire sortait. Je me suis promenée toute la journée avec un exemplaire coincé sous le bras. La première fois que je l’ai vu dans une librairie, j’ai eu une folle envie de le dédicacer. C’était un moment extraordinaire. Jessica ne savait déchiffrer que deux mots : « Harry » et « Potter », et elle les hurlait chez tous les libraires. J’étais persuadée qu’on me soupçonnait de l’avoir poussée à faire ça.

 Êtes-vous contente que Harry Potter soit adapté au cinéma ?
Je le suis maintenant. Nous étions submergés d’offres par diverses compagnies, mais j’avais dit non à toutes – même à la Warner.
Mais ils ont insisté. Je n’étais pas contre l’idée d’un film – j’aime les films. Mais la chose essentielle pour moi était qu’ils restent fidèles au livre, et je fais une grande confiance à la Warner pour respecter cela. Il y a évidemment des choses qui ne peuvent pas fonctionner à l’écran, mais je ne veux pas que l’intrigue soit modifiée de manière importante. La décision de travailler avec la Warner n’est pas une question d’argent ou de pouvoir, c’est simplement parce que je crois en eux. J’ai vu les adaptations du Jardin Secret et de La Petite Princesse qu’ils ont réalisées, et je les trouve très réussies.
Ils m’ont fourni beaucoup d’informations, ils m’ont envoyé des cartes et decs dessins de Poudlard, pour s’assurer que ce qu’ils montreraient dans le film était proche de ce que j’avais imaginé. Je ne vouldrais pas surtout pas voir mes personnages dénaturés.
J’attends avec impatience de voir des parties de Quidditch Voilà maintenant neuf ans que je me les représente mentalement, et je vais enfin pouvoir y assister avec d’autres.

Votre éditeur chez Scholastic a-t-il effectué beaucoup de modifications pour l’édition américaine ?
Non, très peu. J’ai lu quelque part que le livre avait été « traduit en américain », mais c’est ridicule. Les seuls changements concernent des mots qui avaient un sens complètement différent en américain. Un bon exemple est le mot « jumper ». Si je l’avais laissé comme dans l’édition anglaise, Harry, Ron et Fred auraient tous porté des robes chasubles (« jumper » signifie robe chasuble en américain et pull-over en anglais), et pour les lecteurs américains, j’étais plutôt contente de modifier par « sweater », qui est vraiment le vêtement auquel je pensais, pour éviter toute confusion ! La manière de parler de Hagrid est restée inchangée. Les changements sont vraiment minimes.
La seule chose qui m’ait chagrinée a été de constater que les « mums » (abréviations de « mother » en anglais) avaient été transformées en « moms » (abréviation de « mother » en américain). Je n’étais pas très contente de cela. Mrs Weasley n’est pas une « mom ». Mais cela a été corriger et les « mums » ont été rétablies dans les livres suivants.


Vos livres sont aujourd’hui traduits dans au moins vingt-huit langues. Que pensez-vous de ces différentes éditions ?
J’ai récemment reçu un exemplaire du premier volume traduit en japonais – c’est magnifique. Mais je crois bien que c’est la traduction en grec qui m’a le plus impressionnée.
Parfois, je trouve des choses étranges. Dans l’édition espagnole, le crapaud de Neville Londubat – qu’il perd sans cesse – a été transformé en tortue d’eau. Ce qui me semble bien plus difficile à perdre. Et en plus, que ce pauvre animal vive hors de son élément naturel ne semble troubler personne ! Je préfère ne pas trop m’attarder là-dessus …
Dans la traduction italienne, le professeur Dumbledore est devenu le professeur Silencio. Le traducteur s’est référé au « dumb » qui compose le nom (qui signifie muet en anglais) pour trouver un équivalent en italien. Mais, en fait, « dumbledore » est un mot d’ancien anglais qui signifie bourdon. 
J’ai choisi ce nom parce qu’il correspondait bien à l’image de ce sorcier bienveillant, toujours en mouvement, qui marmonne en permanence ; en plus, j’aime bien la sonorité de ce mot. Pour moi, Silencio est en contradiction totale avec le personnage. Mais le livre a beaucoup de succès en Italie, donc, apparemment, cela ne dérange pas trop les lecteurs !


Et voilà, je pense que cela est déjà bien suffisant :)
J’en ai mal au doigts d’avoir tout recopié, haha.
Sur le dos du livre, il est écrit qu’il coûte : 4.27 €. Je ne sais pas si vous pouvez encore le trouver en magasin sachant qu’il est sortit en 2000. Qui d’ailleurs je ne me souviens pas l’avoir déjà vu, sinon je l’aurai acheté il y a bien longtemps ! Sinon, n’oubliez pas notre ami internet :3

Je tenais à vous remercier, car j’ai eu plus de 5’200 visites depuis l’ouverture de ce blog. J’en suis touchée, vraiment *-*

J’espère, je croise les doigts, je prie en ayant l’espoir d’avoir des cadeaux Potteresque sous le sapin *-* mais vu la forme des cadeaux j’y crois pas trop .. ou peut-être une boîte d’artefact *-* mais ne sachant pas la grosseur de cette boîte, j’peux toujours espérer … verdict ce soir et demain ! 
Passez tous un bon réveillon &
 Joyeux à Noël à tous.
 Photo du jour,
Notre magnifique Queen, Joanne Kathleen Rowling.


A très vite jeunes sorciers,
Que la magie de Potter soit en vous.

Nox*

2 thoughts on “Rowling pour Noël !”

  1. C’est bon à savoir qu’elle ait fait les histoires de ses personnages, peut être aurions-nous un livre spécial Maraudeur dans les prochaines années ?
    Je tiens à remercier son copain de Manchester parce que sans les choses qu’ils ont vécu ensemble, Harry Potter n’aurait peut être jamais existé !! Evidemment merci JK Rowling parce que c’est grâce à elle qu’Harry Potter a vu le jour !
    Par contre pas bravo aux traducteurs Italiens franchement ils ont lu les livres ?! x)

  2. Super, un cadeau de Noël en avance!!! :p

    Merci beaucoup, beaucoup pour cet article surprise. C’est génial de pouvoir en savoir encore un peu plus sur le processus d’écriture de Jo.
    J’ai un peu halluciné quand j’ai lu qu’on n’avait pas besoin de savoir toute l’enfance de Sirius… JE VEUX SAVOIR MOI!!! x) (comme toi apparemment :p)

    Bon réveillon et joyeux Noël à toi! J’espère que des cadeaux potteriens t’attendent même si ça n’en a pas l’air ;)

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